Une nouvelle taxe sur l’accès à Internet pour financer la presse en ligne ? |
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| Écrit par Pierre Havez |
| Mercredi, 22 Février 2012 15:21 |
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Les syndicats de la presse quotidienne nationale (SPQN) et régionale (SPQR) souhaitent soumettre aux candidats à l'élection présidentielle de 2012 l'idée d'une nouvelle taxe sur les abonnements à Internet et les supports (tablettes, smartphones et PC) afin de financer la presse. Estimant que la presse en ligne est l'un des principaux moteurs de croissance pour l'Economie numérique, les patrons de presse français souhaitent faire participer tous les acteurs du numérique à leur développement. « Depuis dix ans, les journaux ont fait des investissements massifs dans le numérique pour gagner la bataille de l'audience sur Internet. Ils ont largement contribué à l'essor de l'économie numérique alors que, dans le même temps, la création de valeur a profité quasiment exclusivement aux acteurs technologiques », a expliqué Marc Feuillée, président du SPQN au journal Le Figaro. La presse en ligne soumise à la TVA à 2,1% ? Les grands titres quotidiens comptent ainsi proposer un nouveau prélèvement sur les fournisseurs d'accès à internet (FAI), les moteurs de recherche mais aussi les fabricants de tablettes tactiles, de smartphones et de tous les supports d'accès au web. Cette redistribution, qui existe pour d'autres secteurs serait ainsi un juste retour selon le syndicat. « Un tel mécanisme existe pour l'audiovisuel, le cinéma ou la musique. En tant que créateur de contenus, il serait légitime pour la presse d'en bénéficier », a estimé le directeur du SPQN Denis Bouchez dans le quotidien économique Les Echos. Par ailleurs, les deux syndicats de la presse demandent que la presse en ligne soit soumise au même taux réduit de de TVA à 2,1% que la presse papier. Entre 140 et 150 millions d'euros de recettes par an Ces propositions sont encore loin de faire l'unanimité. Non seulement il est difficile d'évaluer l'apport direct de la presse en ligne au développement du secteur, mais il faudra ensuite convaincre les internautes et autre fournisseurs d'accès d'accepter de payer davantage. Selon les calculs du SPQN, ces recettes pourraient représenter entre 140 et 150 millions d'euros par an. Reste à savoir comment répartir cette manne entre les acteurs selon leur « contribution démocratique » ou leur audience... Dans ce cas, ce seraient bien les sites des grands quotidiens nationaux papiers qui empocheraient la mise, ces derniers étant classés selon l'OJD en tête des fréquentations. Ainsi, au sein même de la profession, les recommandations des syndicats professionnels laissent dubitatifs, et notamment de la part des pure players du web, qui ne seraient pas les premiers bénéficiaires de telles mesures si celles-ci étaient distribuée en fonction de l'audience. |
















