TVA sociale : un nouveau coup porté au « pouvoir d’achat des Français » selon l’opposition |
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| Écrit par Toutsurlesimpots.com |
| Mercredi, 04 Janvier 2012 09:58 |
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Le gouvernement a annoncé mardi sa volonté de mettre en place une TVA sociale avant l'élection présidentielle. Saluée par une partie du patronat, la mesure est vivement critiquée par l'opposition et les syndicats qui dénoncent une nouvelle « injustice » et une « faute sociale ». L'idée d'une TVA sociale avait été dévoilée dès le 31 décembre par Nicolas Sarkozy dans ses vœux aux Français. C'est par la voix de Valérie Pécresse, ministre du Budget, que le gouvernement a donc confirmé son intention d'instaurer rapidement une TVA sociale. Cette taxe aura pour objectif de « créer de l'emploi en France » et d'« éviter que des produits importés ne soient vendus (...) à bas coûts » dans l'Hexagone a expliqué mardi sur France Info la porte-parole du gouvernement. « Nous allons la faire et nous allons la faire avant l'élection présidentielle », a-t-elle ajouté. La mesure devrait ainsi être proposée aux syndicats lors du sommet social qui se tiendra le 18 janvier à l'Elysée. De son côté Xavier Bertrand, ministre de l'Emploi, a estimé sur France 2 que la TVA sociale allait dans le sens de « l'intérêt général », afin de « baisser les charges sur le travail ». Jusqu'à présent il s'était opposé à cet impôt et avait même affirmé en février 2011 qu'une « hausse de la TVA pour tous les Français n'était certainement pas la solution pour abaisser le coût du travail », estimant qu'il fallait plutôt « taxer davantage les revenus du capital ». Cette annonce a immédiatement fait réagir l'opposition, les syndicats et le patronat. Alors que Laurence Parisot, patronne du Medef, estime que cela signifie « une augmentation du pouvoir d'achat net » des salariés, la CGT parle au contraire d'une « atteinte au pouvoir d'achat des Français », qui va fragiliser la protection sociale. A l'inverse du PS, la patronne du Medef affirme que cette impôt est le « contraire d'une faute, ce serait même un avantage social ». « Ce n'est pas avec un ou deux points de TVA qu'on va concurrencer les produits chinois », a souligné le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. L'idée d'une baisse des charges patronales n'est en revanche pas mal accueillie par la CFDT qui prône cependant une compensation par la CSG et non par la TVA. Des « conséquences graves » sur la croissance Plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont également émis des critiques. François Hollande, candidat PS, a dénoncé une « mystification économique » et une « faute sociale » qui aura des « conséquences graves » sur la croissance », lors de son intervention au journal de 20h de France 2. Ce n'est pas dans la course à l'effondrement du prix du travail que se trouve la solution pour produire en France mais au contraire dans la production de qualité », a indiqué François Bayrou, candidat du Modem. La candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, y voit « une fumisterie » qui consiste à « prendre aux travailleurs pour arroser le patronat ». |















