Primaires socialistes : les propositions en matière d’impôt des candidats lors du deuxième débat |
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| Écrit par Infomedia | |||||
| Jeudi, 29 Septembre 2011 14:49 | |||||
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TVA sociale, réforme des cotisations sociales, protectionnisme, taxes aux frontières, etc. Les positions des six candidats à la primaire du Parti socialiste ne sont pas forcément identiques.
Le deuxième débat entre les six candidats aux primaires socialistes a été l'occasion de confronter les positions de chacun sur la politique fiscale à mener. Tous s'accordent sur la nécessité d'une réforme fiscale et de réduire les déficits, mais pas sur les moyens d'y arriver. L'impôt des particuliers. « Le premier engagement du parlement sera de faire la grande réforme fiscale que nous avons proposée » suggère François Hollande, qui appelle à fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG. « C'est plus équitable car c'est un impôt progressif » souligne Jean-Michel Baylet. Manuel Valls estime que les « prélèvements obligatoires augmenteront » mais que les Français pourront l'accepter à condition que cela soit juste, notamment en créant une tranche supérieure de l'impôt sur le revenu et en fusionnant l'IRPP avec la CSG. De son côté, Martine Aubry suggère de faire la chasse aux niches fiscales en annulant pour 10 milliards d'euros « de dépenses fiscales injustes et inefficaces ». La maire de Lille tacle le Premier ministre François Fillon qui « vient de faire voter une augmentation du prix des mutuelles [...] au lieu de taper sur les hautes rémunérations ou de supprimer cette réforme de l'impôt sur la fortune ». Alléger le coût du travail. Jean-Michel Baylet pense que pour favoriser l'emploi, il ne faut plus « calculer les cotisations sociales sur la masse salariale » mais sur la valeur ajoutée nette des entreprises. Cette mesure est approuvée par Martine Aubry, tout comme par François Hollande, mais en partie. Le président du Conseil général de Corrèze souhaite mettre en effet en place une « contribution écologique que se substituera à la taxe sur le travail » ainsi qu'une contribution sur les machines utilisées dans les entreprises. Ségolène Royal propose elle de figer les règles fiscales et sociales des entreprises pour une durée de cinq ans afin de leur apporter de la stabilité.
Sur la même ligne Martine Aubry entend donner le droit aux salariés de contester une décision de leur direction devant un Tribunal de commerce. Mais pour François Hollande, la seule solution pour éviter ces licenciements est de pénaliser financièrement ces entreprises. « Je ne crois pas à des solutions ni judiciaires ni administratives, je crois à la sanction financière, car ces grands groupes-là n'ont que ce motif-là. On fait payer suffisamment cher pour que l'arbitrage soit fait » explique le candidat à la primaire. Des droits de douane. Dans le même ordre d'idée, il faut pour Martine Aubry que les échanges commerciaux soient conditionnés à des exigences de réciprocité, notamment sociales et environnementales. Une taxe serait appliquée en l'absence de réciprocité.
« Le Brésil surtaxe à ses frontières un grand nombre de produits fabriqués en Corée du Sud et en Chine, notamment les tablettes tactiles d'Apple. Depuis Apple a décidé de relocaliser une usine de tablettes tactiles au Brésil » dit-il à titre d'exemple. Une TVA sociale : Valls seul contre tous. Cependant, pas question pour les candidats d'une hausse de la TVA, sauf pour Manuel Valls. « Ce n'est pas avec des mesures administrative et en surtaxant qu'on règlera le problème. La solution est la TVA sociale qui permet de régler la question des cotisations sociales et de protéger nos emplois. Notre économie a besoin de souplesse, elle est dans un monde ouvert » expose-t-il. Selon, le député-maire d'Evry, cette TVA sociale permettrait de faire entrer dans les caisses 10 milliards d'euros. Elle se traduirait entre autres par une augmentation d'un point des taux à 19,6% et à 5,5%. Les produits de première nécessité seraient exclus de cette hausse. « Je suis hostile à la TVA sociale, qui est une TVA antisociale » tranche Ségolène Royal, qui résume la pensée des autres candidats. En effet Jean-Michel Baylet ne comprend pas ce que cette TVA a « de sociale puisque c'est une augmentation de la TVA ». Cette proposition va « d'abord toucher les classes populaires et les classes moyennes » estime Martine Aubry. Quant à Arnaud Montebourg, la « TVA sociale est une punition contre notre population. Moi je veux des taxes contre la Chine ». Photos : François Hollande (crédit : Jackolan1 / Wikimedia Commons), Martine Aubry (crédit : Infomedia SAS), Manuel Valls (crédit : Pierre Slamich / Wikimedia Commons), Ségolène Royal (crédit : Infomedia SAS), Jean-Michel Baylet (crédit : Guillaume Paumier / Wikimedia Commons), Arnaud Montebourg (crédit : François Patriat / Wikimedia Commons) Déclaration d'impôt (Crédit : Infomedia SAS) Illustration : logo des primaires socialistes (DR) |

















