Plan de rigueur : la CFE-CGC souhaite « une remise à plat du système fiscal » |
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| Écrit par Infomedia |
| Vendredi, 02 Septembre 2011 15:07 |
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La CFE-CGC, qui ne participera pas à la journée d'action du 10 octobre 2011 organisée par l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Unsa et Sud, a rencontré le premier ministre François Fillon à propos des mesures de réduction du déficit le 30 août. Elle souhaite remettre à plat le système fiscal pour plus d'égalité des citoyens et des entreprises devant l'impôt. Après le secrétaire générale de FO, c'était au tour de Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC et de Carole Couvert, secrétaire générale, de faire valoir leurs propositions devant François Fillon le 30 août dernier, suite à l'annonce des mesures du plan d'austérité. « Ce plan ne permet pas d'identifier clairement un projet politique. Les mesures ne donnent pas le sentiment d'un gouvernement qui agit mais qui réagit ! » dénonce le syndicat qui demande « un projet politique où l'égalité et le travail redeviennent des valeurs fortes » et « une remise à plat du système fiscal afin de respecter un principe fondamental, celui de l'égalité des citoyens et des entreprises devant l'impôt. » La classe moyenne « peut être imposée jusqu'à 25% alors que d'autres par le biais d'une optimisation fiscale sont imposés à 5%. Ce n'est plus tolérable », ajoute par ailleurs le syndicat, qui défend également le sort des TPE et des PME. Il juge en effet que leur taxation « est disproportionnée par rapport aux grands groupes du CAC40. Il est là aussi indispensable pour notre organisation de réintroduire de l'équité afin de dynamiser notre tissu économique et ainsi retrouver le chemin d'une plus forte croissance. » La CFE-CGC a en outre demandé « de taxer fortement les mouvements purement spéculatifs pour redonner à la finance sa fonction naturelle, à savoir financer l'économie réelle, les entreprises et par conséquent l'emploi. » Enfin, le syndicat a soutenu l'idée d'une Europe sociale et fiscale « afin d'endiguer tous les phénomènes de délocalisation, de perte d'emplois et de dumping social ». Comme FO, la CFE-CGC ne souhaite pas participer à la journée d'action organisée le 10 octobre 2011 par l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Unsa et Sud, estimant être encore dans une phase de concertation et de réflexion avec le gouvernement. En savoir plus |















