Comment inciter les expatriés fiscaux à revenir en France ? |
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| Mardi, 07 Avril 2009 13:13 |
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Dans une interview donnée à Challenge.fr, le ministre du Budget, Eric Woerth, estime que le secret bancaire va progressivement disparaître. Pour le ministre du budget, Eric Woerth, le sommet du G20 qui a eu lieu début avril signe la fin du secret bancaire, le principal attrait des paradis fiscaux. La liste établie par l'OCDE pour ce sommet va selon lui mettre un terme à l'opacité fiscale : « Les pays qui ne font pas partie de la liste noire se sont engagés à signer au moins 12 conventions fiscales, prévoyant des échanges d'information. Désormais, il ne suffit pas de proclamer que l'on va coopérer mais il faut signer des accords » explique le ministre dans une interview au site Internet du magazine Challenge. « Dans le monde d'échanges dans lequel nous vivons, le secret bancaire, comme paravent de la fraude fiscale, était une monstruosité. Il va progressivement disparaître » pense Eric Woerth. Pas d'amnistie fiscale Selon le ministre, ces nouvelles règles vont permettre de plus facilement localiser les expatriés fiscaux : « Les contribuables français qui ont transféré illégalement des fonds dans les paradis fiscaux vont prendre conscience que nous allons pouvoir les localiser. » Pour autant, Eric Woerth ne souhaite pas être tolérant avec ceux qui fraudent ou qui décideront de rapatrier leurs fonds en France : « Pas question de leur accorder une amnistie fiscale. Ils devront acquitter l'impôt éludé, les intérêts de retard et d'éventuelles pénalités qui peuvent aller jusqu'à 80% des sommes dissimulées. Toutefois, il est possible de tenir compte de la situation particulière de chacun... » L'interview d'Eric Woerth sur Challenge.fr |















