Budget 2012 : « la première priorité c’est de s’attaquer aux niches fiscales » (J.-M . Ayrault) |
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| Écrit par Luce Margonty |
| Mardi, 18 Octobre 2011 13:48 |
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Alors que le projet de loi de finances pour 2012 doit être examiné ce mardi 18 octobre à l'Assemblée nationale, les députés socialistes souhaitent « engager la bataille » avec le gouvernement en défendant plusieurs mesures fiscales comme la suppression de la taxe sur les mutuelles. Après avoir reçu François Hollande, vainqueur des primaires socialistes pour l'élection présidentielle de 2012, les représentants du groupe socialiste à l'Assemblée vont défendre leurs propositions fiscales lors de l'examen par les parlementaires du PLF 2012. Après la création de la convention UMP destinée à décortiquer le projet PS et les critiques de la droite sur le « manque de courage » de François Hollande, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a réagi lors d'une conférence de presse. « Qu'on ne nous fasse pas la leçon. Le plus grand courage aurait été de s'attaquer aux privilèges fiscaux », a affirmé le député de Loire-Atlantique, qui a ajouté que la bataille allait être « engagée » à l'occasion de l'examen du Budget 2012 et que les députés de gauche allaient « organiser la riposte en commun avec leurs collègues du Sénat » afin que leurs amendements soient repris par les sénateurs. « La première priorité c'est de s'attaquer aux niches fiscales. (...) En puisant dans le bas de laine des niches fiscales, on pourra éviter la taxe sur les mutuelles », a indiqué Jean-Marc Ayrault avant d'évoquer la grande réforme fiscale, proposée dans le programme présidentiel du PS. Celle-ci devra être enclenchée « dès le prochain quinquennat ». Jérôme Cahuzac a pour sa part dénoncé un projet de budget qui « ne comporte que trois mesures en totale décalage avec l'alerte sérieuse » envoyée par l'agence de notation Moody's qui a annoncé la mise sous surveillance du triple A de la France. « Rien dans ce budget ne répond à la faiblesse de consommation des ménages, à la nécessité de stimuler l'investissement. (...) Rien dans ce projet de budget ne permet d'espérer un retour de la croissance. On peut craindre une altération de notre croissance économique », a ajouté le président PS de la commission des finances. Pierre-Alain Muet, vice-président du groupe socialiste dans l'Hémicycle, a évoqué « un ensemble de mesures à la Prévert dont la seule logique est une austérité aveugle et massive du côté des dépenses (...) et du côté des recettes avec un gouvernement qui invente de nouveaux impôts comme la taxe sur les mutuelles, la taxe sur les produits sucrés, la hausse de la CSG, qui vont peser sur tous les Français ». Le groupe socialiste, radical et citoyen défendra notamment dans l'Hémicycle le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 euros, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, le retrait de la taxe sur les complémentaires santé, la fin de la fiscalisation des indemnités journalières d'accidents du travail ou encore l'augmentation du barème de la prime pour l'emploi (PPE). |
















